Besançon, au cœur de la Franche-Comté, est une ville d’histoire, de culture et de dynamisme. Avant de vous installer ou de visiter cette cité, il est naturel de se demander quels quartiers à éviter en termes de sécurité et de qualité de vie. Notre regard se porte sur les zones sensibles qui concentrent les difficultés liées à la délinquance, aux problèmes sociaux et à l’urbanisme complexe. Cela dit, n’oublions pas que Besançon reste globalement une ville sûre où il fait bon vivre avec, à ses côtés, des quartiers dynamiques et agréables. Nous allons disséquer :
- Les quartiers où la sécurité est un enjeu majeur, notamment Planoise et Montrapon
- Les zones marquées par une insécurité relative et des problèmes sociaux, comme Battant ou Clairs-Soleils
- Les alternatives plus sereines et propices au logement et à la découverte
- Des conseils pratiques pour se déplacer en toute sérénité et préparer son installation
Chaque élément sera détaillé avec rigueur, exemples à l’appui, pour vous guider dans votre démarche et vous rassurer sur vos choix futurs.
Planoise, le quartier à forte insécurité et enjeux sociaux
Planoise est souvent cité comme le quartier à éviter par excellence à Besançon. Situé au sud-ouest de la ville, il regroupe environ 19 000 habitants dans un environnement urbain marqué par des ensembles HLM construits dans les années 1960. Ce quartier concentre un nombre élevé d’incidents dits de délinquance urbaine, avec un trafic de stupéfiants important et des violences parfois très visibles.
En 2023, plus de 120 interpellations liées au trafic de drogue ont été recensées, illustrant la pression exercée par les réseaux dans ce secteur. Malgré la diminution des points de deals, passés de 28 en 2018 à environ 3 à 4 en 2025, l’activité illicite reste un problème majeur, avec plusieurs fusillades signalées dans des zones comme la rue de Fribourg. Les habitants expriment un ressenti de sécurité fragile, surtout à la tombée de la nuit.
Le quartier est classé Quartier de Reconquête Républicaine (QRR), avec donc une attention spécifique des forces de l’ordre pour tenter de contenir ces phénomènes. La municipalité investit dans la vidéosurveillance avec une quinzaine de caméras installées récemment, ainsi que dans la rénovation urbaine pour améliorer le cadre de vie.
Pour ceux qui cherchent un logement, il faut garder à l’esprit que les prix y sont autour de 1 000 € le m² en 2025, soit jusqu’à 40 % moins chers qu’en centre-ville. Cette attractivité immobilière peut séduire les primo-accédants, mais il faut impérativement intégrer les difficultés sociales et sécuritaires au quotidien, avec un taux de vacance locative significatif dans certaines parties.
| Indicateur | 2018 | 2023 | Prévision 2025 |
|---|---|---|---|
| Points de deals | 28 | 10 | 3-4 |
| Interpellations | 95 | 120+ | – |
| Taux logement social | 70 % | 68 % | 65 % |
| Prix moyen du m² (euros) | 900 | 950 | 1 000 |
Si vous passez par Planoise, préférez les déplacements en voiture pendant la journée. Les zones comme les parkings souterrains et les espaces verts deviennent sensibles après 21h, heure à partir de laquelle la présence policière reste renforcée mais ne garantit pas une sécurité totale. Pour un séjour touristique, le quartier ne présente aucun attrait, renforçant l’idée qu’il vaut mieux opter pour des zones plus calmes et sécurisées.
Montrapon, le défi social et urbain
À l’ouest de Besançon, le quartier Montrapon se caractérise par une pauvreté très élevée, avec un taux avoisinant les 44 %. La densité y est forte, 1,6 fois supérieure à la moyenne bisontine, créant une ambiance souvent tendue. Les immeubles construits verticalement manquent d’espaces verts de qualité et sont confrontés à des incivilités chroniques.
Les troubles de voisinage ont augmenté de 23 % en 2024, et le trafic de drogues s’y est installé durablement. Les signalements fréquents, notamment dans les rues Anne Frank ou avenue de la Vaitte, montrent une dégradation progressive qui fatigue habitants et visiteurs. Pour ceux qui envisagent de louer à bas prix dans ce secteur, l’expérience peut vite devenir contraignante, en particulier la nuit, lorsque la délinquance s’amplifie.
Il n’existe aucun intérêt touristique ou culturel, et les projets urbains ne sont pas encore assez avancés pour modifier cette réalité. Le conseil est donc d’éviter ce quartier pour un séjour ou une résidence principale, à moins d’une connaissance très fine et d’une bonne tolérance aux contraintes locales.
Battant : charme et vigilance pour une vie culturelle active
Battant illustre une dualité marquée par son attrait touristique le jour et ses problèmes de nuisance nocturnes. Ce quartier historique offre une belle architecture, des ruelles pittoresques, des galeries d’art et un marché qui attire habitants et visiteurs. L’animation y est réelle et appréciée en zone urbaine.
Par contre, depuis 2022, des tensions autour des bars et des incivilités nocturnes perturbent la sérénité du quartier. Le Comité de quartier a signalé une recrudescence des incendies de véhicules, des bagarres liées à l’alcool et des nuisances sonores principalement les week-ends. La fermeture anticipée des épiceries nocturnes à 22h est une mesure adoptée récemment pour limiter ces débordements.
Pour les visiteurs, il est conseillé de profiter de ce quartier en journée ou en début de soirée. Passé 22h, il faut privilégier les axes principaux éclairés et éviter les ruelles secondaires. Les habitants aspirent à un équilibre entre vie culturelle et sécurité, un défi que la mairie tente d’accompagner par l’installation de nouvelles caméras de surveillance et des actions de médiation sociale intégrées au Contrat de Ville 2024-2030.
- Patrimoine architectural et dynamisme associatif notables
- Incivilités nocturnes à surveiller
- Quartier à visiter plutôt en journée et début de soirée
- Mesures municipales progressives pour améliorer la sécurité
Clairs-Soleils et Palente-Orchamps : précarité et rénovations pour l’avenir
Clairs-Soleils, situé à l’est, demeure un quartier frappé par la précarité et un parc immobilier vieillissant. Le taux de pauvreté atteint environ 50 % et près de 94 % des logements sont sociaux. Son surnom ancien, « Petit Chicago », reflète une réputation difficile, bien que des progrès soient visibles.
Depuis dix ans, la municipalité mène des actions de rénovation urbaine, avec la démolition de barres insalubres et la réhabilitation des équipements publics. La nouvelle médiathèque, la halte-garderie et la place rénovée renforcent l’attractivité. Pourtant, le trafic de drogues demeure présent et quelques incidents sporadiques rendent la vigilance nécessaire, notamment la nuit.
Palente-Orchamps, célèbre pour son passé ouvrier, présente une dégradation plus lente mais régulière. Les interventions policières se concentrent sur des points précis, notamment autour de la rue de Charigney, avec environ 18 % des interventions de police du quartier en 2024. Le taux élevé de rotation locative (32 %) suggère un mal-vivre pour certains habitants.
Ces quartiers sont souvent choisis par des primo-accédants attirés par des prix plus modulés, mais ils doivent être visités plusieurs fois, à différents moments, pour mesurer la réalité du terrain. La mixité sociale est fragile et le contexte invite à un regard prudent. Les projets de rénovation en cours et les initiatives locales en médiation sociale sont des facteurs positifs à considérer.
| Quartier | Taux de pauvreté | Logements sociaux (%) | Taux rotation locative | Incidents principaux |
|---|---|---|---|---|
| Clairs-Soleils | 50 % | 94 % | Non spécifié | Trafic de drogue, précarité sociale |
| Palente-Orchamps | Non spécifié | Non spécifié | 32 % | Petits trafics, dégradation progressive |
Chaprais et quartiers sûrs : vivre et se promener en paix
Les Chaprais représentent un cas particulier. Ce quartier, souvent prisé, offre une vie urbaine authentique et dynamique, avec commerces de proximité, cafés, un marché local et une architecture attractive. La majorité du quartier est sécurisée, ce qui en fait un choix judicieux pour se loger à Besançon.
Toutefois, des secteurs proches de Clairs-Soleils montrent quelques tensions, notamment autour des rues Fontaine-Argent et Alexis Chopard où une augmentation des incivilités a été relevée depuis 2023. Certains squats, tags et feux de poubelle inquiètent les habitants, et un manque d’effectifs policiers rend la réaction moins rapide. Les logements restent abordables, avec des studios entre 350 et 700 euros par mois, attirant étudiants et jeunes actifs.
Enfin, pour ceux qui recherchent un cadre de vie paisible et familial, les quartiers résidentiels de Saint-Ferjeux et La City sont à privilégier. Ces secteurs bénéficient d’un bon entretien, d’un faible niveau de nuisances et d’écoles de qualité, parfaits pour les familles.
Il est conseillé d’observer les quartiers à des heures variées et de dialoguer avec les habitants ou commerçants pour obtenir un ressenti authentique avant de s’engager. Le choix d’un quartier sain est assurément un équilibre entre sécurité, confort et proximité des commodités à Besançon.
Pour approfondir vos recherches sur les quartiers présentant des problématiques similaires dans d’autres villes, vous pouvez consulter cet article sur quartiers à éviter à Annemasse ou cette analyse à propos de zones sensibles à Colombes.
A propos de l'auteur
Je suis Thomas, j’ai 35 ans, et depuis toujours, j’ai la main verte (et souvent un tournevis dans la poche !). J’aime transformer, bricoler, optimiser. Et surtout, j’adore partager mes astuces avec ceux qui ont la même passion que moi : rendre leur chez-soi plus beau, plus pratique, plus “eux”.